Ce ballet néoclassique crée en 1975 rentre au répertoire de l'Opéra de Paris en 2009. Il est découpé en six parties:
Hier, été, Automne, Nuit, Ange, Ce que me conte l'amour et raconte l'introspection de l'Homme face à son monde.
répétition à l'Opéra Bastille des étoiles.
photo Anne Deniau
photo : Sebastien Mathé

photo Holger Badekow Hier
"...et tous nos hier n'ont fait qu'éclairer pour des fous le chemin de la mort poussiéreuse..." William Shakespeare, Macbeth
La première partie du ballet raconte les guerres passés. Dansés par 30 danseurs, torses nu et collants blanc, on assiste à une démonstration du mâle. Entre marche militaire et salut nazis, les mouvements entonnent la mécanique de la fureur et de la rigidité. Bien que parfois trop figurative, la chorégraphie déploie la marche des petits soldats de plomb. Ces soldats, plus sexuels que guerriers, composent des acrobaties souvent théatralisé à l'extrême, et transforment alors cette haine en grande partie de gymnastique joyeuse. On ne pourra pas non plus ne pas voir l'énorme référence à Maurice Béjart, en particulier son Boléro, dans les moments où les danseurs s'unissent autour de l'étoile Karl Paquette.
Les parties du ballet les plus éloquentes reste les solos, dansé dans Ange et Nuit, où le mouvement devient plus lyrique et sensible, davantage introspective et moins narrative. De même, le mouvement de cinq minutes dédié à John Cranko et dansé dans le silence en prologue de Nuit, est une sorte de respiration à l'intérieur du ballet, le mouvement sort du lyrisme néoclassique pour apporter un dialogue plus intérieur et résolument plus moderne.